Le chien ne connaît pas la crise !

Les maîtres ne sont pas prêts à faire n’importe quelles concessions pour leurs chiens. Ces derniers font partie de la cellule familiale et, comme tout membre du foyer, on essaie autant que faire se peut de préserver leur bien-être. Sans rogner sur le budget quand cela est possible.

 


Difficile de rogner sur certains frais. Ceux inhérents aux soins vétérinaires, tout d’abord.
A moins d’être un « sans cœur », personne n’a envie de voir souffrir son chien. Il faut bien le soigner si nécessaire et dans ce cas, la note peut être rapidement salée.
« On ne ressent pas une baisse de fréquentation, mais plutôt des propriétaires qui demandent à échelonner leurs paiements », témoigne un vétérinaire exerçant dans une banlieue pourtant aisée de la région parisienne.
Tout cela ne date pas d’hier. « C’est une tendance de fond, mais qui ne date pas de la crise », confirme le vétérinaire. « Si l'on compare l'activité des cliniques vétérinaires dans le mode anglo-saxon - USA et Angleterre où beaucoup de propriétaires ont conrcaté une assurance pour la santé de leur animal de compagnie et la France où très peu le sont -, il est évident que les actes techniques et coûteux ainsi que les soins lourds et longs se chiffrant à plusieurs milliers d'euros sont beaucoup moins pratiqués chez nous. »
Il n’aura pas fallu attendre la crise non plus pour noter que tous les chiens ne sont pas logés à la même enseigne.

 

Ne pas se résigner

 

Ne serait-ce que pour la vaccination antirabique : on estime a seulement 25 % des chiens (et des chats) ayant leur vaccin antirabique à jour.
De même, 40 % des chiens (et des chats) ne sont pas identifiés !
La nourriture, ensuite ? Là aussi, il y a toujours eu « un poids, deux mesures » dans la manière de nourrir son chien. D’un côté les maîtres persuadés que seule l’alimentation maison est valable et qui préserveront autant que cela leur est possible cette manière de faire ; de l’autre, ceux qui ont recours à l’alimentation industrielle avec deux choix : le bas et moyen de gamme, et le haut de gamme.
On a du mal à penser que le maître qui est attaché à son chien se résigne – sauf en cas de force majeure – à baisser en qualité.
Un chien bien nourri est aussi un chien en bonne santé. Et qui peut donc entraîner moins de frais vétérinaires.
Ce qu’il peut faire pour lui-même, le maître l’applique généralement aux membres de sa famille. Le chien en fait partie et compte parmi les principaux postes de consommation des ménages. 

 

Victimes collatérales

 

Enfin, il y a ceux qui ne peuvent plus faire face. Ce qui est à l’origine de l’augmentation de plus de 5 % du nombre des abandons. Les chiens – et les animaux domestiques en général - deviennent des victimes collatérales de la crise.
En France, pour aider les plus démunis, et principalement les personnes âgées, à garder leur compagnon, certains refuges de la SPA (Société Protectrice des animaux) organisent des distributions de croquettes.
C’est le cas notamment en Lorraine depuis un an.
En janvier, la consommation des ménages a progressé de 2,0 % (après une chute de -1,8 % en décembre 2008).
Nous ne sommes pas pour autant au bout du tunnel. Certains économistes en prédisent la sortie en 2010… patience ! 

 


Les petites races ont la côte
Le public a tendance actuellement à se tourner vers des petites races canines, délaissant les gros gabarits, plus chers à entretenir ! Certes le Berger Allemand caracole toujours en tête, mais l’on observe une nette percée des petites races : bouledogue français, Chihuahua, Cavalier King Charles…

 

SantéVet
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Photos : L. Dauvois/delalanderie.com


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Témoignage

Temoignage_chien Céline, maîtresse de Prince :

Je me promenais avec Prince dans la forêt en période de chasse. Je le perds de vue : Prince a pris une balle dans la cuisse.
Le choc a provoqué des microfractures et une plaie profonde. L’intervention est urgente et coûte 430€.
Couvert par un contrat SantéVet Premium, nous n’hésitons pas à le faire opérer. Ainsi, après remboursement, l’intervention du vétérinaire n’aura coûté que 24€.
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